lundi 27 avril 2009

Arbitrages de la mairie pour l'attribution des subventions...

Intervention au sujet du Rapport n°8 – Programmation Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2009 du Grand Projet de Ville de Vénissieux – Attribution des subventions


Au sujet de ce rapport et du suivant nous seront encore une fois dans l'obligation de nous abstenir, car sans remettre en cause globalement la qualité des actions menés, dont certaines sont même excellentes, nous ne pouvons pas plus cautionner globalement les arbitrages de la mairie. [...]

Par ailleurs, nous voudrions faire remarquer que les critères de réussite tels que présentés, sont dans leur très grande majorité très floue, voire aucunement engageant pour les partenaires. Par exemple le critère "nombre de séances organisées", sans plus de précision n'est en rien un indicateur de réussite. Nous sommes bien loin de la contractualisation qui serait valorisante pour les associations et qui permettrait d'encourager à la qualité et de veiller à la bonne utilisation des fonds de nos concitoyens.

Enfin au sujet de la politique de la Ville, nous voudrions faire remarquer que si selon vous Vénissieux est une ville qui va de l'avant, notre perception est tout autre : le bilan est aujourd'hui un triste bilan. Nous aurons l'occasion d'en reparler prochainement, mais on peut dors et déjà dire que pour une majorité au pouvoir depuis si longtemps, il a été impressionnant de voir qu'aux dernières élections la population lui était opposée ou indifférente à près de 75%.

Comme l'a montré l'étude sur l'abstention, la population de Vénissieux se désengage de la politique laissant place à un fatalisme qui coupe toute initiative. Quel triste bilan. Et quoi que vous en disiez, M. le maire, ce ne doit pas être uniquement du fait d'une opposition inexistante, car ce désengagement de la population a encore été confirmé par le récent fiasco des élections de quartier où l'opposition, cette fois, ne pourra pas être incriminé de quoi que ce soit.

Le chômage des jeunes, la violence sont autant de preuves de ce bien triste bilan. Le caillassage du tram, véritable automutilation de la part de ses auteurs, est encore un signe flagrant d'échec.

Ce triste bilan aurait dû appeler à reconsidérer en profondeur la programmation du GPV, mais nous constatons qu'il n'en a rien été, c'est regrettable. [...]


Voir le texte intégral de l'intervention

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